J'actualise ce message à l'aide de l'article du Dauphiné Libéré du 24 avril, intitulé : "Permis signé
pour Planpraz". Pardon j'avais écrit trop vite qu'on ne faisait que "causer" d'une liaison entre la gare de départ et la ville.
En réalité, le maire Eric Fournier a confirmé la nécessité d'une liaison: "A plus longue échéance, il faudra un équipement structurant depuis le secteur du Savoy", rapporte le journaliste
Antoine Chandellier.
C'est bon d'entendre ces paroles! S'il semble bien que nous devions encore attendre pour voir de vrais projets se formuler, ce n'est plus tout à fait de la science-fiction ou des
élucubrations de spécialistes. C'est une idée qui désormais peut faire son chemin dans le public.
Evidemment, il vaudrait mieux faire les choses dans le bon ordre : d'abord les transports, ensuite les implantations nouvelles. C'est historiquement ce qu'il s'est passé en 1965 : d'abord
l'ouverture de la Route Blanche et du tunnel, ensuite les grandes opérations immobilières. A petite échelle, cela devrait être pareil. C'est d'ailleurs ce que préconise le développement durable :
lier les développement sà la réalisation effective de transports collectifs adaptés.
Bon. Mais mieux vaut tard que jamais. En attendant,le maire annonce(si j'ai bien compris)des aménagements limitant l'offre sauvage de stationnement. Des mesures draconiennes de blocage seraient prises pour éviter l'envahissement immodéré des environs de la gare, un peu comme à Montroc lorsque le parking du Tour est
saturé. Et les navettes seraient renforcées.
Car, parallèlement, l'association des Résidences du Brévent continue d'alerter sur les conséquences urbaines du quasi-triplement du débit de la future télécabine, qui ne manquera pas d'avoir
des effets néfastes sur l'encombrement de l'espace oublic environnant. Jusqu'à présent en effet, elle constate des lacunes pour accueillir et canaliser l'afflux de voitures. Les mesures
ci-dessus seront-elles suffisantes? La prochaine étape se jouera au moment de construire la nouvelle gare de départ de la télécabine.
Encore surpris par l'absence de projets de liaison avec le centre-ville, pourtant envisagés dans une étude Transitec demandée par la Ville, Jean-Claude Breton, président des copropriétaires du
Brévent, a exhumé une brochure éditée à l'occasion des 8èmes Sommets du Tourisme durable de décembre 2006, sur
les Transports pour un Tourisme durable.
Or cette brochure consacrait deux pages au système de transports automatisés de la sociétéCoaster, partenaire des systèmes de conduite électroniqueBrusa, et intervenante au cours des journées
des Sommets du Tourisme.
Voyez l'engin sur ces sites! L'expérience menée à Arosa est courte (150m de dénivellée) mais suffisante pour qu'on perçoive l'esthétique, la légèreté, et l'efficacité du système, qui annonce une
capacité de 3000 personnes à l'heure, sur des rails parcourus par des petites voitures automatiques de 6 à 10 personnes. Alors on se reprend à rêver.On verrait aisément des petites choses dans le même style partir du Clos du Savoy rejoindre le téléphérique. Ou encore, pour se ramifier vers le
centre-ville, avec un vrai système nodal, à condition que des arrêts intermédiaires puissent être aménagés? Bref des perspectives s'offrent à nos imaginations - qui peuvent même s'échapper en
montagne. Sans oublier notre
classique Poma dont l'exploit à Medellin en Colombie permet de penser à un futur marché de téléphérique urbain, dit Métrocâble, avec l'appui de Veolia. Un tel projet fait débat en ce moment à Limeil-Brevannes (94). Mais...
cela n'a pas la légèreté esthétique d'un petit système automatisé au design futuriste.