Mardi 3 février 2009
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Une bonne nouveauté : fin janvier tous ceux qui sont situés en zones rouges et beues
du PPRA (dont je fais partie) ont reçu une demande du Maire de Chamonix Eric Fournier, pour qu'ils se signalent en vue d'une alerte dans le cadre du Plan Communal de Sauvegarde
(contact : urba.sig@chamonix.fr).
Voilà qui est très intéressant. Cela indique le sérieux apporté à ce plan qui devra organiser l'évacuation des habitations exposées. Loin de semer la panique, cela rassure. Nous félicitons le
maire, le maire-adjoint et l'équipe municipale pour cette initiative.
D'autant plus que les personnes situées en zone d'aléa maximal vraisemblable AMV, dite aussi zone jaune, sont également destinataires de cette lettre, on vient de l'apprendre. Voilà
qui est bien, très bien!
En effet, cet Alea maximal rappelle la mémoire d'événements plus que centenaires, et du fait de l'ancienneté il n'a pas été inscrit dans la carte règlementaire. Le guide méthogologique national est
sur ce point en recul par rapport aux premières volontés issues de la catastrophe de Montroc. Peut-être certains responsables jugeaient-ils préférable que les informations tombent dans l'oubli.
C'était sans compter le désir d'équité qui a animé de nombreux techniciens et qu'a porté l'AIRAP. Cette association a alerté les pouvoirs publics et les
milieux locaux des risques encourus, tant au plan humain qu'au plan juridique.
La presse, avec le Dauphiné Libéré, a relayé toutes les démarches.
Nous sommes à la veille de l'anniversaire douloureux du 9 février 1999. La reconnaissance locale des témoignages plus que centenaires, inscrits en zone jaune AMV, donne l'espoir qu'un jour l'ensemble du dispositif incorpore la vérité de la montagne.
Rappelons que si les zones jaunes avaient existé à l'époque, la catastrophe humaine de l"avalanche de Montroc en 1999 aurait été évitée. En effet, sa dernière occurrence datait de 1843.
Isabelle Madesclaire
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Par Isabelle Madesclaire
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Publié dans : Risques Naturels
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